Contes de la Bécasse
ISBN : 9782070466672
Le Maupassant des grands jours, des histoires assez lestes qui, dans la veine de Boule de suif, évoquent des paysans trousseurs de filles, de plantureuses noces normandes, des quincailliers de province que le démon de midi pousse à d'infructueuses tentatives de viol dans des compartiments de chemins de fer. Mais aussi «La Peur», «La Folle», le Maupassant qui en quelques pages touche le fond du coeur humain dans ce qu'il a de plus pitoyable ou cruel. Il n'est guère de portraits de la haine comparables à celui qui, dans «Saint-Antoine», oppose un soldat allemand et un fermier du pays de Caux, et «La Rempailleuse» est peut-être la plus belle histoire d'amour que Maupassant ait jamais écrite.
Les grandes grandes vacances t.1 ; une drôle de guerre
ISBN : 9782747051408
Ernest et Colette arrivent chez leur grand parents en septembre 1939. La guerre est déclarée juste après leur arrivée. Leur père est mobilisé et leur mère, souffrant de tuberculose, doit partir au sanatorium. Les enfants, vont rester à la campagne pour faire leur rentrée scolaire, mais les évènements s'enchaînent et finalement, ils vont y rester pendant toute la guerre. Ce premier tome, raconte la première année d'Ernest et Colette à Grangeville, entre leurs grands-parents, leurs nouveaux camarades de classe, l'inquiétude d'être séparés de leurs parents : une nouvelle vie, pleine de surprises et de découvertes, dans un contexte historique bouleversant.
Histoire de la philosophie. - Tome 2, volume 1, La Renaissance, L'âge classique
ISBN : 9782070407798
"Nous persistons à croire que, tout au moins dans le contexte de notre culture européenne où nous nous sommes fait une certaine image de la philosophie et où nous avons même créé le concept de son devenir, une histoire de la philosophie est utile. Nous ne le dirions pas, du même point de vue, pour une discipline non littéraire ; nous le dirions de moins en moins si nous considérions les progrès de plus en plus récents de cette discipline. L'histoire que nous présentons ici n'est pas orientée. Pour lui donner un sens, et un seul, il eût fallu la rédiger seul, ou selon la philosophie de l'histoire propre à une Eglise ou à un parti. [... ] on trouvera ici une suite chronologique d'informations. Il arrivera que cette suite ne soit pas exactement respectée : on lira des répétitions apparentes (mais en des sens qui n'auront rien de répétitif), on notera des débordements de dates (mais, chaque fois, pour élargir des horizons qui eussent été trop restreints). Monographies ? Du moins avons-nous voulu que chacun y pût trouver, à volonté, l'information qui lui permît d'orienter l'histoire de la philosophie dans le sens de son Eglise, de son parti, - et même de son libre choix. Yvon Belaval.
La Condition ouvrière
ISBN : 9782070423958
En décembre 1934, Simone Weil entre comme " manœuvre sur la machine " dans une usine. Professeur agrégé, elle ne se veut pas " en vadrouille dans la classe ouvrière ", mais entend vivre la vocation qu'elle sent être sienne : s'exposer pour découvrir la vérité. Car la vérité n'est pas seulement le fruit d'une pensée pure, elle est vérité de quelque chose, expérimentale, " contact direct avec la réalité ". Ce sera donc l'engagement en usine, l'épreuve de la solidarité des opprimés - non pas à leurs côtés, mais parmi eux. L'établissement en usine, comme, plus tard, l'engagement aux côtés des anarchistes espagnols ou encore dans les rangs de la France libre, est la réponse que Simone Weil a trouvée au mensonge de la politique, notamment celle des dirigeants bolcheviks qui prétendaient créer une classe ouvrière libre, alors qu'aucun " n'avait sans doute mis le pied dans une usine et par suite n'avait la plus faible idée des conditions réelles qui déterminent la servitude ou la liberté des ouvriers ". Ce qui, toujours, a fait horreur à Simone Weil dans la guerre, qu'elle soit mondiale ou de classes, " c'est la situation de ceux qui se trouvent à l'arrière ".