Tous immortels
ISBN : 9782253246954
Paul Pavlowitch se souvient de ceux qui ont partagé sa vie, les icônes Romain Gary et Jean Seberg. Parcourant sa mémoire et ses carnets de notes, il raconte le destin de ces deux magnifiques immortels et l'histoire de leur tribu familiale. Tous ensemble, ils menèrent une "guerre à mort" contre la réalité, bousculèrent le monde de la littérature, firent de leur existence un roman. Pour le meilleur et pour le pire. Tous immortels : plus de dix années d'écriture, un document exceptionnel et une stupéfiante liberté. Tour à tour drôle, poignant, tragique. Gary plus romanesque encore que dans ses fictions. Denis Cosnard, Le Monde des livres. Plongée tumultueuse au coeur de la plus folle des mystifications littéraires. Emilie Lanez, L'Express. Pour un "mortel sous-fifre" , l'imposteur a une sacrée plume. Jean-Michel Thénard, Le Canard enchaîné.
Carthage et le monde punique
ISBN : 9791021063563
Le terrible Hannibal, les éléphants de l'armée carthaginoise et l'adresse de Caton l'Ancien au Sénat, Delenda est Carthago (il faut détruire Carthage), voilà peut-être ce que la mémoire commune a conservé de la cité antique. Mais le témoignage de sa civilisation est d'une tout autre ampleur. Héritière des cités-Etats de la côte levantine, Carthage, dans l'actuelle Tunisie, fut du VIIIe au IIe siècle avant notre ère une véritable puissance économique, politique et culturelle qui s'opposa aux Grecs, puis aux Romains. Voilà qui mérite d'explorer l'univers singulier des Carthaginois. Hédi Dridi nous fait découvrir l'histoire de cette cité, synthèse entre l'Orient et le monde grec, qui domina le bassin occidental de la Méditerranée et qui laissa une trace profonde en Afrique. Il nous emmène ainsi à la rencontre des Carthaginois, de leur commerce, leur organisation politique et sociale, mais aussi leur culture, leurs arts et leur littérature.
Une vie heureuse
ISBN : 9782253247784
Ginette Kolinka, née en 1925, habite le même appartement depuis qu'elle a dix ans. Elle a toujours vécu là, au coeur de Paris, à l'exception de trois ans : de 1942 à 1945. Ginette nous fait la visite. Il y a les portraits de ceux qui ne sont pas revenus de Birkenau : son père, son petit frère, son neveu. Les disques d'or de son fils, Richard, batteur du groupe Téléphone. Les photos de famille : petits-enfants, arrière-petits-enfants. Les dessins des écoliers, à qui elle raconte son histoire aux quatre coins de la France. Et même les meubles qu'ont laissés les "collabos" . On traverse le temps : l'atelier du père, les cinq soeurs, la guerre, ce mari adorable et blagueur. Les marchés, qui l'ont sauvée. Et les camps qui affleurent à chaque page, à chaque pas. Mais Ginette, c'est la vie ! Le grand présent. Bouleversant et salutaire. Télérama. Lisez-la, écoutez-la, vous ne l'oublierez pas. Elle. Un hymne à la joie. La Croix.
Alésia - 27 septembre 52 av. J.-C.
ISBN : 9782072979705
Ce fut une formidable bataille et une terrible défaite. Après de longues semaines de siège et de famine, Alésia finit par tomber : les armées gauloises cèdent aux légions romaines et leur chef, Vercingétorix, se livre à César. C'est là, sur le mont Auxois, que s'achève l'indépendance gauloise. Et pourtant, l'événement n'aura cessé de résonner dans notre mémoire ; pendant des siècles on le célébrait comme l'origine d'une civilisation gallo-romaine enfin pacifiée. Ce livre propose de la retrouver pour en interroger à nouveau le sens et la portée. La déroute des Gaulois n'avait rien de prévisible ; Vercingétorix disposait de redoutables moyens militaires ; il commandait des forces considérables venues de toutes les contrées de la Gaule : sa stratégie ingénieuse aurait pu permettre d'emporter la victoire. Seulement, ses pouvoirs politiques étaient limités et ses troupes trop désorganisées, et mal entraînées, pour mettre en oeuvre son plan : surtout, l'immense "armée de secours" qu'il avait réunie à Alésia disparut corps et biens à l'heure décisive de la bataille : le génie diplomatique de Jules César y était pour beaucoup. Si ce moment demeure une journée qui aura fait la France, écrit Jean-Louis Brunaux, c'est moins à Alésia même qu'il faut en chercher la raison que, bien en amont, dans l'histoire longue de la Gaule, de sa civilisation, de ses institutions, de ses moeurs politiques : elles seules peuvent faire comprendre comment tout un élan "national" a pu assembler la plupart des peuples de l'ancienne Gaule pour affronter les Romains. Alésia est ce miroir qui laisse entrevoir l'unité longtemps méconnue des nations gauloises.