Livre
15 Article(s)
Les nuits blanches
ISBN : 9782073025807
"C'était une nuit merveilleuse, une de ces nuits comme il n'en peut exister que quand nous sommes jeunes, ami lecteur. Le ciel était si étoilé, un ciel si lumineux, qu'à lever les yeux vers lui on devait malgré soi se demander : se peut-il que sous un pareil ciel vivent toutes sortes d'hommes irrités et capricieux ? Cela aussi, c'est une question jeune, ami lecteur, très jeune, mais puisse le Seigneur vous l'inspirer souvent ! .
Le Joueur
ISBN : 9782290376812
"Je comprenais tout ce que je risquais à perdre : tout, ma vie.
Crime et châtiment - Suivi du Journal de Raskolnikov
ISBN : 9782072843235
"Raskolnikov se mit à trembler de tout son corps comme un homme frappé d'un coup terrible. — Mais... alors... qui... est l'assassin ? balbutia-t-il d'une voix entrecoupée. Porphyre Petrovitch se renversa sur sa chaise, de l'air d'un homme stupéfait par une question abracadabrante. — Comment, qui est l'assassin ? répéta-t-il comme s'il n'en pouvait croire ses oreilles, mais c'est vous."
Le joueur
ISBN : 9782072836473
Dans une ville d'eaux allemande se croisent aristocrates et aventuriers venus de toute l'Europe, dont une famille de Russes désargentés, prise dans des querelles d'héritage, qui espère se refaire grâce à la roulette. Le héros, lui, commence à jouer par amour, pour sauver une jeune fille d'une dette qui l'écrase. Bientôt, il cède au vertige du casino et se perd dans le jeu... Ce roman exprime toute l'obsession morbide du joueur qui, comme le montrera Freud, se punit lui-même d'une irrationnelle culpabilité en jouant et rejouant toujours. Rédigé en même temps que Crime et Châtiment, Le Joueur est une superbe variation sur le vice et la punition.
Les Frères Karamazov - Tome 2
ISBN : 9782742737048
Il y a le père, Fiodor Pavlovich, riche, malhonnête et débauché, et ses trois fils légitimes : Mitia, impulsif, orgueilleux, sauvage ; Yvan, intellectuel, raffiné, intransigeant ; Aliocha, sincère, pieux, naïf. Et puis il y a le fils illégitime, Smerdiakov, libertin cynique vivant en serviteur chez son père. L'un d'eux sera parricide. Roman complet et flamboyant, Les Frères Karamazov rassemble une intrigue policière, plusieurs histoires d'amour, des exposés théologiques et métaphysiques éblouissants et des personnages inoubliables déchirés par leurs conflits intérieurs. Sans doute le chef-d'oeuvre de Dostoïevski.
Les Démons (Les Possédés)
ISBN : 9782253082538
Ce n’est pas seulement sa mère, la générale Stavroguine, ce n’est pas seulement son ancien précepteur, Stépane Trofimovitch, c’ est toute la ville qui attend l’arrivée de Nicolas, ce jeune homme séduisant, fascinant, inquiétant. Il a vécu dans la capitale, il a parcouru l’Europe ; on raconte sur lui d’étranges choses. Il arrive. De quels démons est-il accompagné ? Avant même la parution du roman en 1873, l’éditeur avait refusé de publier un chapitre jugé choquant, « La confession de Stavroguine ». Afin de mieux préserver l’architecture de l’ensemble, on l’a réintégré ici à la place qui était prévue pour lui au coeur du roman. On n’en comprend que mieux à quel point Les Démons est une formidable méditation sur Dieu et le suicide, sur le cabotinage et l’inaccessible authenticité, mais aussi sur le crime et la volonté de domination.Collection Classiques dirigée par Michel Zink et Michel Jarrety.Traduction d’Élisabeth Guertik et Jean-Louis Backès.Édition préfacée, annotée et commentée par Jean-Louis Backès.
L'Eternel Mari
ISBN : 9782253023302
Imaginez Don Juan plein de remords et hanté par un mari trompé. Accablé de soucis d'argent, n'ayant le goût à rien, Veltchaminov est poursuivi par un homme en deuil. Troussotzky a perdu sa femme. Toute faute, pour Dostoïevski, doit être expiée; le péché engendre la maladie et la folie. Le vaudeville tourne au drame, car il y a une victime innocente, Lisa, une enfant. De qui est-elle ? L'éternel mari retrouvera une épouse, l'éternel amant sa vigueur et le jeu recommence. L'auteur rit lui-même, se souvenant de son premier mariage. Ce roman tragique et comique révèle un autre Dostoïevski. Mais ses personnages sont toujours aussi grands d'être conscients de leur petitesse. Edition traduite et présentée par Dominique Arban, commentée par Georges Philippenko.
Humiliés et offensés
ISBN : 9782070406760
Le premier grand roman (1861) de Dostoïevski, alors âgé de quarante ans, écrit à son retour de Sibérie. Il a eu, depuis sa parution, plus de lecteurs que L'Idiot. Publié en feuilleton, c'est un roman d'aventures sentimental et social à la manière d'Eugène Sue et de Dickens. La société de Saint-Pétersbourg est vue comme par Balzac, les femmes ressemblent à des héroïnes de George Sand. Le romanesque est fortement ancré dans la vie de l'écrivain, qui se fond dans la vie de Saint-Pétersbourg telle qu'il la connaît. Il y explore la misère humaine avec une curiosité passionnée doublée de révolte. Cette ville flottante, brumeuse, est vue par un personnage de rêveur, image de l'auteur. Par-delà, la vision du monde de Dostoïevski est déjà présente : l'humanité est en train de courir à sa perte. C'est cette évolution que le génial romancier montre ici pour la première fois.
Les démons (les possédés)
ISBN : 9782070394166
Ce n'est pas seulement sa mère, la générale Stavroguine, ce n'est pas seulement son ancien précepteur, Stépane Trofimovitch, c'est toute la ville qui attend l'arrivée de Nicolas, ce jeune homme séduisant, fascinant, inquiétant. Il a vécu dans la capitale, il a parcouru l'Europe ; on raconte sur lui d'étranges choses. Il arrive. De quels démons est-il accompagné ? Avant même la parution du roman en 1873, l'éditeur avait refusé de publier un chapitre jugé choquant, " La confession de Stavroguine ". Afin de mieux préserver l'architecture de l'ensemble, on l'a réintégré ici à la place qui était prévue pour lui au coeur du roman. On n'en comprend que mieux à quel point Les Démons est une formidable méditation sur Dieu et le
Les Pauvres Gens
ISBN : 9782070428816
Les Pauvres Gens est le premier roman publié par Dostoïevski, celui qui le rendit d'emblée célèbre. Il a raconté comment l'idée lui en était venue : en se promenant un soir d'hiver dans Pétersbourg. Toute la ville lui apparut comme une rêverie fantastique. " C'est alors que m'apparut une autre histoire, dans quelque coin sombre, un cœur de conseiller titulaire, honnête et pur, candide et dévoué à ses chefs, et avec lui, une jeune fille, offensée et triste, et leur émouvante histoire me déchira le cœur. " Toute la littérature du XXe siècle est dans la dernière phrase : " Vous savez, je ne sais même plus ce que j'écris, je ne sais plus rien, je ne me relis même pas, je ne me corrige pas. J'écris seulement pour écrire, pour m'entretenir avec vous un peu plus longtemps... "
Souvenirs de la maison des morts
ISBN : 9782070369256
Traduit par henri mongault et louise desormonts. La maison des morts, c'est le bagne de sibérie où dostoïevski a purgé comme condamné politique une peine de quatre années de travaux forcés et six ans de " service militaire ". Mais la maison des morts, c'est aussi le goulag. la russie de dostoïevski est déjà celle de staline, de beria, de vychinski, des grands procès où les accusés rivalisent devant leurs procureurs de contrition et d'aveux. comme l'écrit claude roy, " la russie d'hier et la russie moderne sont exemplaires dans la science du " châtiment "sur deux points essentiels. elles ont poussé plus avant peut-être qu'aucun peuple l'art de donner aux tortionnaires cette paix de l'esprit que procure la bonne conscience.
Le double
ISBN : 9782070372270
Le héros de notre récit entra tout hagard dans son logement ; sans quitter ni manteau ni chapeau, il traversa le couloir et, comme frappé de la foudre, s'arrêta sur le seuil de sa chambre. L'inconnu était assis devant lui, en manteau et chapeau lui aussi, sur son propre lit, souriant légèrement, et, clignant un peu des yeux, il le saluait amicalement de la tête. m. goliadkine voulut crier mais ne put et il se laissa tomber sur une chaise presque évanoui d'épouvante. et à vrai dire, il y avait de quoi. m. goliadkine avait tout à fait reconnu son nocturne compagnon qui n'était autre que lui-même, m. Goliadkine, mais tout à fait identique à lui-même ; en un mot
L'idiot
ISBN : 9782070389636
« Il y a lieu de croire que Rogojine éprouva cette brusque sensation d'épouvante ; venant s'ajouter à tant d'autres émotions, elle l'immobilisa sur place et sauva le prince du coup de couteau qui allait inévitablement s'abattre sur lui. Rogojine n'avait pas eu le temps de se rendre compte de l'attaque qui terrassait son adversaire. Mais, ayant vu celui-ci chanceler et tomber soudainement à la renverse dans l'escalier, la nuque portant contre une marche de pierre, il était descendu quatre à quatre en évitant le corps étendu et s'était enfui de l'hôtel presque comme un fou. »
L'adolescent
ISBN : 9782072895548
Avant-dernier roman de Dostoïevski, L'Adolescent (1875) est l'un des plus intimes de son auteur. Dans ce livre aux thèmes foisonnants, le jeune Arkadi, né d'une relation illégitime entre une domestique et son maître, navigue entre ses idéaux et ses hantises. Projeté à Saint-Pétersbourg, ville aussi exaltante qu'étouffante, c'est tout une galerie de personnages que le lecteur est amené à rencontrer. A travers eux se dessine l'esprit d'une certaine Russie : les générations s'entrechoquent, les amitiés se créent aussi vite qu'elles disparaissent et l'amour menace autant qu'il sauve. L'Adolescent reprend bien des motifs chers à l'auteur : la foi, la culpabilité, les désordres de la pensée, la quête du père, la place de l'argent dans la société... Mais c'est avant tout l'immersion totale dans une conscience adolescente, écartelée entre les doutes, l'envie de puissance et une naïveté inconsciente, qui donne à ce texte une place si singulière dans l'oeuvre de Dostoïevski.
Les annales de Pétersbourg
ISBN : 9782742731961
Les Annales de Pétersbourg était le titre générique de la chronique dominicale d'un grand journal local, Les Nouvelles de Saint-Pétersbourg, qui était confiée à différents auteurs. La mort soudaine de l'écrivain Gouber incita la rédaction à s'adresser, dans l'urgence, au jeune Pléchtchëiev, qui assurait une chronique dans un autre journal. Celui-ci, sans doute pris par le temps, demanda à son ami Dostoïevski de revoir sa première livraison (celle du 13 avril 1847), que ce dernier récrivit ou transforma radicalement, après quoi il se chargea seul des suivantes. On retrouve dans ces feuilletons tous les thèmes chers au jeune Dostoïevski, thèmes qu'il ne cessera d'approfondir tout au long de son œuvre.