Histoire de la philosophie. - Tome 2, volume 1, La Renaissance, L'âge classique
ISBN : 9782070407798
"Nous persistons à croire que, tout au moins dans le contexte de notre culture européenne où nous nous sommes fait une certaine image de la philosophie et où nous avons même créé le concept de son devenir, une histoire de la philosophie est utile. Nous ne le dirions pas, du même point de vue, pour une discipline non littéraire ; nous le dirions de moins en moins si nous considérions les progrès de plus en plus récents de cette discipline. L'histoire que nous présentons ici n'est pas orientée. Pour lui donner un sens, et un seul, il eût fallu la rédiger seul, ou selon la philosophie de l'histoire propre à une Eglise ou à un parti. [... ] on trouvera ici une suite chronologique d'informations. Il arrivera que cette suite ne soit pas exactement respectée : on lira des répétitions apparentes (mais en des sens qui n'auront rien de répétitif), on notera des débordements de dates (mais, chaque fois, pour élargir des horizons qui eussent été trop restreints). Monographies ? Du moins avons-nous voulu que chacun y pût trouver, à volonté, l'information qui lui permît d'orienter l'histoire de la philosophie dans le sens de son Eglise, de son parti, - et même de son libre choix. Yvon Belaval.
Histoire de la philosophie t.2 : le siècle des Lumières, la révolution kantienne
Le siècle des Lumières - La révolution kantienne. Édition publiée sous la direction de Yvon Belaval. Sommaire : Le siècle des Lumières - La philosophie italienne du XVIe au XVIIIe siècle - The Enlightenment et ses adversaires - Philosophie et problématique des Lumières - Jean-Jacques Rousseau - Les Anti-Lumières - La philosophie allemande de Leibniz à Kant - La révolution kantienne - Immanuel Kant - Hegel - La droite hégélienne - Fichte - Schelling.
La Condition ouvrière
ISBN : 9782070423958
En décembre 1934, Simone Weil entre comme " manœuvre sur la machine " dans une usine. Professeur agrégé, elle ne se veut pas " en vadrouille dans la classe ouvrière ", mais entend vivre la vocation qu'elle sent être sienne : s'exposer pour découvrir la vérité. Car la vérité n'est pas seulement le fruit d'une pensée pure, elle est vérité de quelque chose, expérimentale, " contact direct avec la réalité ". Ce sera donc l'engagement en usine, l'épreuve de la solidarité des opprimés - non pas à leurs côtés, mais parmi eux. L'établissement en usine, comme, plus tard, l'engagement aux côtés des anarchistes espagnols ou encore dans les rangs de la France libre, est la réponse que Simone Weil a trouvée au mensonge de la politique, notamment celle des dirigeants bolcheviks qui prétendaient créer une classe ouvrière libre, alors qu'aucun " n'avait sans doute mis le pied dans une usine et par suite n'avait la plus faible idée des conditions réelles qui déterminent la servitude ou la liberté des ouvriers ". Ce qui, toujours, a fait horreur à Simone Weil dans la guerre, qu'elle soit mondiale ou de classes, " c'est la situation de ceux qui se trouvent à l'arrière ".
Zadig ou la destinée
Dans ce siècle du voyage et de la philosophie, Zadig entreprend son apprentissage dans un univers partagé entre le bien et le mal. Trahi par Sémire et Azora, déçu par l'amour, Zadig trouve refuge dans la nature, qui est à l'image de Dieu. Remarqué par le roi d'Égypte Moabdar, il retourne dans le tourbillon du monde et devient Premier ministre. Séduit par la reine Astarté et menacé par la jalousie du roi, il fuit bientôt Babylone. C'est l'occasion pour lui d'un retour sur soi et d'une réflexion sur les caprices de la fatalité. Au hasard des aventures qu'il croise sur son chemin en compagnie de l'ermite, Zadig devient l'incarnation de la Providence, dont les voies restent par ailleurs impénétrables. L'ange
Candide ou l'optimisme
On sait tout de Candide, sauf une chose : quel rapport l'auteur avait-il avec ses personnages? Les a-t-il imaginés ou connus? A-t-il partagé certaines de leurs aventures? Est-il caché dans un coin du roman pour les observer? Ce regard que Voltaire pouvait porter de l'intérieur sur sa création, c'est justement celui qu'au-delà des connaissances acquises, on a eu l'audace de tenter de porter sur Candide. Cette édition change l'interprétation du plus étudié, mais aussi de plus secret des contes voltairiens. Il s'y présente de façon nouvelle. Ce n'est plus seulement, comme on l'a dit, un «catalogue de tous les malheurs humains», mis au service d'une campagne «philosophique» contre la doctrine de la providence. C'est, dans sa genèse et dans sa