LA CONQUETE COMMENT LES FRANCAIS ONT PRIS POSSESSION DE L’ALGERIE 183
La France et l’Algérie ont une histoire commune. Une histoire de 130 ans qui commence et se termine par des guerres.
La première de ces guerres, déclenchée par un incident diplomatique, prend la forme d’une expédition punitive qui aboutit à la colonisation de l’Algérie. L’historienne Colette Zytnicki analyse ce court laps de temps, entre 1830 et 1848, où les ferments d’une tragédie se mettent en place.
En moins de vingt ans, la France conquiert la régence d’Alger et obtient, le 23 décembre 1847, la reddition de l’émir Abd el Kader. Le général Bugeaud en tête, la colonisation se fait au prix de violences, d’exactions et l’expropriations qui n’épargnent ni les combattants ni les civils. Au terme de cette première guerre, les terres algériennes forment trois départements qui resteront français jusqu’aux accords d’Évian, en 1962.
UNE DROLE DE TRAVERSEE
Cuba, 1933. Harry Morgan, contrebandier amateur, loue son bateau à des touristes et des pêcheurs. Entre deux lampées de rhum, il est abordé par Mr. Sing, dit "le Chinois", homme d'affaires pour le moins trouble qui lui propose un marché : embarquer de Cuba douze clandestins chinois pour cent dollars par tête et les jeter par-dessus bord au large de Key West... Cette nouvelle inédite est à l'origine du célèbre roman d'Hemingway En avoir ou pas, adapté au cinéma par Howard Hawks (Le port de l'angoisse) avec Humphrey Bogart et Lauren Bacall.
LE ROYAUME ENCHANTE
En 1971, Harley Mann, alors âgé de quatre-vingt-un ans, confie son destin tragique à un magnétophone. Bande après bande, chapitre après chapitre, il revisite son adolescence et raconte l'installation de sa famille dans les marécages de Floride - à quelques encâblures de ce qui allait devenir Disney World - pour rejoindre une communauté de Shakers, pieuse et abstinente. Mais lorsque Harley tombe éperdument amoureux d'une jeune femme et entame avec elle une relation clandestine, sa loyauté envers les Shakers et leur vision conservatrice du monde s'effrite, et finalement se brise.
Dans ce dernier roman publié de son vivant, Russell Banks tisse les fils de l'amour et de la foi, de la mémoire et de l'imagination, et déploie une éblouissante tapisserie sur ce que signifie regarder en arrière et accepter sa place dans l'histoire.